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Manifestations additionnelles pour le 75e anniversaire

Publie le 25/02/2019

A l’occasion du 75e anniversaire de la bataille de la poche de Falaise-Chambois, le Mémorial de Montormel organise deux manifestations qui viennent compléter le programme annuel habituel. Celui-ci sera mis en ligne dans les semaines à venir, une fois les derniers détails finalisés.

Visite guidée en bus du champ de bataille

Le Musée-Mémorial de Montormel vous propose le :

  • jeudi 11 juillet,
  • jeudi 25 juillet,
  • jeudi 8 août,
  • jeudi 22 août 2019

de découvrir le site de la bataille de la poche de Falaise-Chambois, où en août 1944, 9 divisions alliées encerclent 100 000 Allemands. Cette bataille (18-21 août 1944) est l’ultime étape sanglante de la bataille de Normandie, où s’illustrèrent les soldats polonais, canadiens, britanniques, américains et français, face aux attaques simultanées et désespérées des troupes allemandes encerclées.

Pour comprendre au mieux les événements, nous vous proposons une visite du Mémorial, ainsi qu’une excursion commentée en bus sur le champ de bataille. Ce parcours de 25 kilomètres permet de voir les hauts lieux de cet affrontement décisif.

Aspects pratiques :

La visite commence par la visite du Mémorial (une heure) suivie d’un parcours commenté en bus de 1h30.

Le retour au mémorial est prévu vers 17h.

Rendez-vous au mémorial à 14h, durée de la visite entre 2h et 2h30.

Tarif (visite du musée et parcours en bus) :

  • adulte : 10.5€,
  • étudiant : 8.5€
  • enfant : 7.5€

Bus de 50 places, réservation obligatoire

Présentation d’un convoi hippomobile de l’armée  allemande

Le mémorial de Montormel et  l’association « Histoire Vivante de la Cavalerie Allemande », en partenariat avec le Haras du Pin, organisent la présentation d’un convoi hippomobile allemand. Les membres de l’association feront une présentation dynamique de leurs véhicules tractés par de magnifiques chevaux.

Le convoi, d’une dizaine de chariots, avec cantine mobile et canon, parcourra la vallée de la Dives le dimanche 18 août.

  • Départ de la mairie de Coudehard vers 9h en direction de Saint-Lambert-sur-Dive
  • Arrivé au gué de Moissy vers midi.
  • De 13h à 14h30 : démonstration de franchissement du gué
  • 14h30 : départ pour Fel en passant par la stèle des pilotes
  • 15h30 : arrivée à Chambois
  • Puis départ en direction du Mémorial de Montormel arrivée vers 17h30.

Des panneaux décrivant le matériel mais aussi le rôle des chevaux dans l’armée allemande accompagneront le convoi.

Important : les horaires sont relativement larges car ils seront fonction du rythme des chevaux !!!! 

Loin de l’idée que l’on se fait généralement, l’armée allemande utilise encore massivement les chevaux pendant la campagne de Normandie. Les divisions d’infanterie allemande mais aussi les nombreuses unités attachées aux corps d’armée où à l’Armée utilisent la traction hippomobile. Cette particularité permet d’économiser le précieux carburant et de le réserver aux Panzer-Divisions. Près de 70% de l’armée allemande en Normandie est donc hippomobile. L’infanterie aligne ainsi 3500 à 4500 chevaux par division.

Lors de la bataille de la poche de Falaise-Chambois, on peut estimer que 20 000 à 30 000 chevaux sont encerclés dans la nasse et c’est 6000 à 10 000 bêtes qui jonchent le sol à la fin des combats. Cette omniprésence des cadavres de chevaux, gonflés au soleil, les pattes dressées vers le ciel, revient dans tous les témoignages. Des milliers d’autres sont récupérés vivants, en plus ou moins bon état, errant dans la campagne après la fin des hostilités.

L’association « « Histoire vivante de la cavalerie Allemande » a décidé de faire revivre cet épisode peu connu de la bataille de Normandie. Un groupe de passionnés de chevaux et de la seconde guerre mondiale donne une seconde vie à ces unités hippomobiles en présentant les chariots et roulantes qu’utilisaient les Allemands. Il s’agit là d’un véritable travail de fourmi, nécessitant la recherche et la remise en état de chariots et la re-fabrication à l’identique des harnachements en cuir permettant de les atteler.

Stéphane Jonot