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Sur les traces de 1939...en Ukraine!

Publie le 28/04/2018

La découverte du champ de bataille de la 10e brigade a continué le vendredi 27 avril. Cette fois, la ville de Lwow était au centre de l’attention, avec la découverte de son centre historique, mais aussi du cimetière Lyczakowski. Fondé en 1786, celui-ci est l’un des plus anciens cimetières en Europe. Véritable « Père Lachaise » local, il contient un quartier dédié aux combattants polonais tombés au cours des luttes contre les Ukrainiens (1918-1919). A proximité, on trouve les tombes des combattants ukrainiens morts au combat dans le Donbass – le dernier, en mars 2018.

Le quartier Lyczakowski compte un autre point d’intérêt : l’ancienne caserne du 14e régiment de lanciers Jazlowiecki. Ce régiment est à l’origine du 24e régiment de lanciers de Krasnik, qui tire ses racines de l’escadron d’échelon du 14e. Transformé au cours de la guerre contre les Bolchéviques en 214e régiment, sa valeur conduisit finalement le régiment de réserve à être transformé en régiment de l’armée régulière.

Un autre bâtiment à visiter : l’ancienne armurerie de la ville. Elle abrite désormais un musée de l’armement, et regroupe des armes à feu, des armes blanches, provenant parfois d’horizons divers tels l’Iran, l’Inde ou le Japon. Et, bien entendu, une collection d’armures de hussards ailés polonais. Curiosité, celles-ci sont ici représentées avec une seule aile dans le dos, au lieu des deux qui apparaissent le plus souvent sur les représentations

L’après-midi fut employé à suivre les traces de la 10e brigade en direction de la Hongrie : une fois l’annonce de l’invasion soviétique connue, les hommes du col. Maczek furent dirigés vers le sud-est, en direction des frontières hongroise et roumaine. Leur route menait par Halicz, puis Stanislawow, et enfin le col de Tatarow, passage vers la Hongrie.

Bien qu’éloignée des grands centres urbains, à 130 kilomètres de Lwow, Stanislawow (aujourd’hui Ivano-Frankivsk) est une jolie cité, bien entretenue, qui se rénove avec soin. Le principal vestige de son passé polonais est la silhouette caractéristique de son hôtel de ville, construit au début des années 1930 par Stanisław Trela. Stanislawow fut la dernière halte de la 10e brigade avant son passage en Hongrie. Elle était déjà agitée par des mouvements insurrectionnels ukrainiens, et c’est en faisant usage de leurs armes que l’arrière-garde de la brigade s’ouvrit un passage vers Tatarow.

Vous retrouverez plus d’informations sur les combats de la 10e brigade de cavalerie, le passage en Hongrie et l’évacuation vers la France dans le livre « l’odyssée du Phoenix », dont la parution est prévue à l’automne. Contact auteur / précommandes : jacqueswiacek@yahoo.fr